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Vie pratique Santé minceur, hors-série (1)


En allant faire quelques courses, je suis tombée sur ce magazine (n°1072 mai-juin 2015), je me suis fait un plaisir de l’acheter pour bouquiner un peu et, pourquoi pas, apprendre des choses concernant ce qui me préoccupe un peu : la perte de poids.

2015-06-13 19.01.38

Que l’on soit clair, à l’approche de l’été et des beaux jours, on voit un tas de magazines arrivaient, magazines qui promotionnent le régime idéal, celui qui fera perdre vite de nombreux kilos ! Mais, ce régime n’existe pas !

Le magazine dont je vais vous parler ne cherche pas à promotionner un régime puisqu’il part dans l’idée que la formule gagnante varie d’une femme à l’autre … Pas la peine de s’acharner quand ça ne fonctionne pas. Ce numéro est là pour aider à trouver la méthode la plus adaptée à chacune de ses lectrices.

Rappelons que 33% des Français de plus de 18 ans sont en surpoids (source de 2012) => la formule magique pour déterminer la fourchette de poids adaptée à son gabarit : l’IMC, Indice de Masse Corporelle. L’IMC doit se situer entre 18.5 et 24.9 pour être dans une fourchette convenable.

16 méthodes sont passées à la loupe, dont celles-ci :

  • La nouvelle méthode Cohen, je passe à deux repas par jour et je reste motivée. Cette méthode propose 2 repas + 1 collation qui peuvent être distribués à la carte dans la journée tout en limitant les calories car ce “régime” préconise environ 1400-1500 calories / jour. On trouve aussi des jeûnes de 16h et des plages de stabilisation. L’activité sportive est fortement recommandée. Cette méthode impose tout de même de peser et mesurer les aliments. Les menus sont basés sur des produits courants et bon marché. Apriori l’objectif de 4 kilos en un mois est atteignable.
  • La méthode IG, je mange de tout en misant sur la qualité. Cette méthode suppose de traque tous les aliments qui causent les pics de glycémie et d’insulinémie, responsables du stockage des graisses dans les tissus. Ce “régime” consiste à choisir son alimentation en fonction de la qualité des glucides en incluant prioritairement des aliments à IG bas (<55). Certains spécialistes de la nutrition expliquent que les aliments à IG élevé (céréales, pommes de terre …) stimulent l’appétit et incitent à manger plus que ce dont le corps a besoin. Ce “régime” se déroule en 3 étapes : la phase offensive qui sert à enclencher une perte de poids (seuls les aliments à IG très bas (<20) sont autorisés / la phase de déstockage pour atteindre progressivement l’objectif que l’on se fixe (on peut ajouter des aliments à IG < 55 / la phase de stabilisation pour entretenir sa nouvelle silhouette tout en conservant ses bonnes habitues (on peut intégrer des aliments à IG modérés (55-70). Il s’agit finalement de se réapproprier son alimentation.
  • Le programme “Comme j’aime”, je mincis sans cuisiner. Il s’agit de box régimes qui proposent une prise en charge de A à Z. Cette méthode propose des repas équilibrés hypocaloriques tout prêts et bien proportionnés. Coût : 150€ / semaine auxquels on ajoute le coût des produits frais (fruits, fromages blancs …)
  • La méthode WW, un programme qui s’adapte à mes envies. WW propose des régimes hypocaloriques basés sur un respect minutieux des portions et des aliments. Le coaching Perso Plus lancé cet hivers ajoute diverses options de personnalisation. L’activité physique constitue un élément important du “régime”
  • La méthode 5 : 2,je mincis en mangeant normalement 5 jours sur 7. Libre à vous de décider des 48h placées sous le signe de la détox. La méthode est d’autant plus efficace qu’elle s’accompagne d’une activité physique.
  • Le régime Paléo, je reviens à une alimentation ancestrale. Cette méthode prône le retour au naturel et aux produits frais pour rester en pleine santé et garder la ligne. Ce “régime” traque les mauvaises graisses et les sucres. L’objectif est de restaurer des habitudes alimentaires susceptibles d’aider l’organisme à combattre les maladies. Il faut savoir que cette méthode bannit le pain, les glucides, les produits laitiers.

Maigrir sans régime, méthode du Dr Zermati # 5


Comprendre autrement l’équilibre pondéral et le comportement alimentaire

Thèse de Zermati :  il est possible d’obtenir une réduction calorique sans imposer une restriction cognitive. Ce qui revient, en termes plus simples, à affirmer qu’il est possible de manger moins sans faire de régime.

– Première hypothèse : le poids d’équilibre est celui que l’on maintient quand on mange selon ses sensations alimentaires. L ’individu possède une compétence psychophysiologique lui permettant d’ajuster spontanément sa consommation d’aliments à sa dépense énergétique et de se maintenir autour de son poids d’équilibre (set-point) qui est génétiquement déterminé.
Ce sont les sensations alimentaires qui permettent à l’individu de manger en fonction de ses besoins et de se maintenir spontanément au poids auquel il a été génétiquement programmé.
Cette hypothèse est aujourd’hui validée par de nombreux travaux. Elle suppose donc que le mangeur régulé se maintient sans effort à un poids génétiquement déterminé et sans tenir compte de la nature de ses apports alimentaires ni de son niveau d’activité physique. Simplement en s’appuyant sur les sensations alimentaires produites par son organisme.

– Deuxième hypothèse : la défaillance de cette régulation naturelle peut entraîner une prise de poids
Le centre de la faim est sous l’influence de l’émotion et de la pensée.
L’équilibre énergétique et nutritionnel dépend de nos sensations alimentaires. Ce contrôle peut facilement être perturbé par des agents dérégulateurs qui conduisent le mangeur à surconsommer par rapport à ses besoins physiologiques et dont l’origine est avant tout psychologique ou cognitive. Ces surconsommations provoquent un surpoids quelle que soit la nature des aliments absorbés.

-> Les troubles des sensations alimentaires :

1. Difficulté à prévoir les sensations alimentaires :

La défaillance de la régulation énergétique peut être due à un déficit de perception des signaux alimentaires. Dans ce cas, la personne ne perçoit pas les signaux ou ne parvient pas à les interpréter. On constate ce phénomène chez des personnes qui ont déjà effectué de nombreux régimes, notamment les plus restrictifs comme les plus protéinés. le constate également chez les mangeurs émotionnels qui mangent pour apaiser leurs inconforts émotionnels et qui finissent par ne plus savoir reconnaître leur faim et leurs émotions.

2. Difficulté à respecter les sensations alimentaires :

La défaillance de la régulation énergétique peut également résulter d’une non prise en compte des signaux alimentaires.

3. Mauvaises indications fournies par les sensations alimentaires :

Il peut arriver que la personne perçoive et respecte correctement les signaux transmis par son organisme, mais que ces signaux l’incitent à manger davantage. Dans ce cas, le mangeur se fie à ses sensations de faim qui augmentent et lui donnent de fausses indications sur l’état des besoins.

– Troisième hypothèse : il est possible de retrouver son poids d’équilibre et une bonne régulation.

Je trouve cette explication de la prise de poids très intéressante. Effectivement, je constate (avec beaucoup d’envie) que mon chéri peut manger ce qu’il veut quand il veut sans prendre de poids. Il se maintient à un poids qui reste stable au fur et à mesure des années. Et, clairement, ce n’est pas le seul. Je crois en effet que de très nombreuses personnes parviennent à vivre sans l’obsession du poids et de la nourriture et s’en portent que mieux car, au final, elles n’ont aucun “souci” à ce sujet puisqu’elles gardent un poids de croisière durant des décennies. Par contre, on se laisse rapidement prendre au jeu quand on commence à prêter attention à son alimentation, à ses apports caloriques en imposant à notre corps une restriction cognitive qui fait perdre de vue les sensations alimentaires. On déconnecte. Je me reconnais parfaitement dans ce raisonnement. Personnellement, je suis quasi certaine que je ne parvenais pas à prévoir et à respecter mes sensations alimentaires. Je ne prenais aucunement compte des signaux qu’envoyait mon corps. Aussi, j’ingurgitais plus de calories que je n’en avais besoin apriori et, le temps faisant son oeuvre, le poids s’accumulait. Pourtant, je faisais des efforts mais ils ne comptaient pas car ils n’étaient aucunement en rapport avec ma réalité, avec mes besoins, avec mon corps …. Depuis mon fameux rendez-vous avec l’hypnose, je commence (doucement mais sûrement) à apprendre à me réconcilier avec mon corps, avec mes sensations alimentaires.

Je vous l’ai dit plusieurs fois, je suis le programme La Méthode Chocolat de Ligne en Ligne. Une diététicienne suit mon avancement semaine après semaine en analysant mon journal de bord, journal dans lequel je note tous mes repas (moment, contenu, quantité, émotions ressenties …). Stéphanie, ma diététicienne, ne cesse de me faire des compliments sur ma “nouvelle” façon d’appréhender l’alimentation et sur le comportement alimentaire de ces dernières semaines.

J’ai noté la semaine passée sur ma page Facebook que j’avais sauté un repas. Là, on m’a répondu très amicalement (me semble-t-il) que c’était du grand n’importe quoi, qu’il était malvenu de faire cela car ça pousse le corps à stocker et, du coup, ça n’aide pas la perte de poids. Je me suis un peu remise en question pour finalement rester sur mes positions : c’est à force d’intégrer de tels raisonnements que j’ai oublié au fur et à mesure des mois (des années ?) d’écouter mon corps, mes sensations alimentaires. Là, en l’occurrence, Stéphanie m’a dit que ce n’était pas un “faute” que de sauter un repas surtout si la faim n’est pas au rendez-vous mais cela doit rester occasionnel et ne doit pas se faire dans l’idée de perdre du poids plus rapidement. Sauter un repas se tient dès lors que c’est le corps qui exprime un non-besoin de s’alimenter (souvent après un goûter très riche ou un repas très lourd).

Et, vous, vous en pensez quoi de cette hypothèse du Dr Zermati ?

Maigrir sans régime, méthode du Dr Zermati # 4


Quel est le comportement d’une personne qui se met au régime ?

1/ Dans un premier temps, le mangeur décide de ne plus s’en remettre à ses sensations alimentaires (faim, rassasiement, satiété) pour s’en remettre à un condensé de conseils pratiques censés permettre un amaigrissement durable.

2/ Dans un second temps, le mangeur qui se met au régime perçoit ses sensations mais il ne peut pas s’empêcher de manger.

3/ Au 3ème stade, on peut se demander que sont devenues les sensations.
La perte des sensations ( confusion faim /envie de manger, perte de repères en regard de la satiété,  du rassasiement) finit par évoluer en obsession de la balance et obsession de la nourriture.

4/ S’ensuit la perte de contrôle ou l’échec du contrôle mental
Les pertes de contrôle peuvent revêtir des formes et des intensités différentes. Selon le cas, elles seront décrites comme des grignotages, des compulsions, des accès hyperphagiques ou des crises boulimiques.
– Pour commencer, il y a les émotions extra-alimentaires qui sont en cause. Chaque fois qu’il éprouve une émotion négative d’une intensité suffisante, et quelle qu’en soit la nature, le mangeur y répond en consommant des aliments dont il attend un réconfort. Ces émotions sont généralement engendrées par des pensées négatives portant sur lui-même, ses relations avec les autres ou ses conditions de vie.
Mais, au final, le craquage nourrit la mauvaise opinion que le mangeur a de lui-même. Plus il s’accable, plus son envie de manger augmente et plus il grossit. Plus il se voit grossir et plus les émotions qu’il éprouve lui donnent envie de manger.

– Et, d’un autre côté, il y a les émotions induites qui surviennent lors d’une prise alimentaire ordinaire et évoluent secondairement sur un mode compulsif. Elles sont alors provoquées par le repas lui-même qui joue le rôle de stresseur : « J’ai beaucoup trop mangé, je n’aurai jamais dû manger cette frite, je vais devenir énorme. » Dans cette situation, l’émotion déclenchante n’est pas préalable à la prise alimentaire, elle est concomitante. Il est souvent beaucoup plus difficile dans ce cas pour le mangeur d’établir un lien entre une émotion et la compulsion. « Je ne comprends pas ce qui m’arrive, alors que tout va bien je mange sans pouvoir m’arrêter. »

En conclusion, la plupart de nos contemporains sont aujourd’hui en restriction cognitive. Celle-ci est devenue la façon presque normale de se comporter avec la nourriture dans nos sociétés occidentales. Plus personne ne fait de régime, mais tout le monde fait attention.
Mettre du contrôle mental là où il y avait du contrôle sensoriel aboutira inévitablement à la dégradation de la relation entre l’individu et sa nourriture. Et il est indéniable que la restriction cognitive doit être considérée comme un trouble des conduites alimentaires.

Huuum, encore une fois je me reconnais dans le descriptif : j’étais exactement dans la perte de contrôle émotionnelle extra-alimentaire. Je mangeais des gourmandises et des petites douceurs sucrées dès lors qu’un truc ne tournait pas comme je le souhaitais. Alors, oui, je ne me gavais pas seulement ça revenait systématiquement : 1 carré de chocolat, 1 biscuit, un peu de Nutella … et, cela, plusieurs fois par jour (ok, en petite dose mais quand même !). Pourquoi une compulsion ? Tout bonnement parce que c’était une envie irrépressible de manger un aliment avec ou sans passage à l’acte et indépendante de la quantité consommée. Il faut savoir qu’il n’est donc pas nécessaire de constater la consommation de l’aliment convoité pour constater la compulsion. Dès lors que j’étais prise par une telle compulsion, il m’était trèèès difficile de m’en défaire et, malgré le regard aimant de mon chéri qui cherchait à me prémunir d’un craquage, je me laissais tenter après une bataille plus ou moins longue. Et, bien entendu, après, culpabilisation à outrance. Un engrenage qui influe clairement sur la manière dont je pouvais alors m’appréhender car, à force de craquages, on finit par se sentir faible et on ne voit que les échecs. On regarde son corps et on se déteste.

Par ailleurs, l’histoire des émotions induites n’est pas anodine non plus. Combien de fois je me suis dit “oh tiens au point où j’en suis … “ pour justifier un craquage alimentaire de plus au moment du repas ou de la collation. Je me suis laissée tenter une fois donc, bon, la journée de bonnes résolutions est terminée et on se reprendra en main demain. Oui, demain est un autre jour voyons ! Et, on commence la journée avec une restriction cognitive encore plus forte, on est encore plus déterminé seulement, là, aussi, on succombe et on tourne en rond. Les lendemains sont toujours les mêmes. Et, on s’enferme dans un cercle vicieux très douloureux moralement.

Je suis convaincue que dès lors qu’on prend clairement conscience de ces engrenages mis en évidence par le Dr Zermati (et d’autres nutritionnistes diététiciens) alors, effectivement, on peut s’en sortir !

Les “régimes” ne sont pas la solution !!!

Comme je vous le disais, je suis la Méthode Chocolat de Ligne en Ligne et celle-ci m’aide énormément à comprendre mon comportement alimentaire. En effet,  la diététicienne qui me suit de façon hebdomadaire (Stéphanie que je remercie) m’aide au quotidien à dissocier la faim et la prise alimentaire motivée par les émotions. Aussi, comme en parle le Dr Zermati, trop souvent, on confond “faim” et “envie de manger” car on est déconnecté des sensations alimentaires. Aussi, l’objectif de cette méthode est de retrouver une alimentation spontanée sans interdit alimentaire (d’où la dénomination de la méthode … hé non, ce n’est pas un rééquilibrage alimentaire à base de chocolat … mais, par contre, cette méthode permet de manger des aliments qu’on considère, à tort, comme tabous car s’interdire le plaisir n’est pas la clef de la réussite). La Méthode Chocolat s’inspire de thérapies comportementales en psychologie pour mettre en place des outils qui permettent de maigrir sans frustration. En effet, ce n’est pas un régime restrictif. En toute honnêteté la gestion du carnet alimentaire jour après jour m’a beaucoup appris de ma façon de m’alimenter et me permet ainsi de changer mes mauvaises habitudes au fur et à mesure.

Maigrir sans régime, méthode du Dr Zermati # 3


Quel est le comportement d’une personne qui se met au régime ?

1/ Dans un premier temps, le mangeur décide de ne plus s’en remettre à ses sensations alimentaires (faim, rassasiement, satiété) pour s’en remettre à un condensé de conseils pratiques censés permettre un amaigrissement durable.

2/ Dans un second temps, le mangeur qui se met au régime perçoit ses sensations mais il ne peut pas s’empêcher de manger.

L’idée selon laquelle certains aliments font grossir alors que d’autres ne font pas grossir est clairement généralisée. Et de ce fait, souvent,  un mangeur qui la suit peut finir par perdre le contrôle de sa consommation d’aliments interdits (le chocolat) tout autant que celle d’aliments autorisés (yaourts à 0%).
La croyance selon laquelle certains aliments ne font pas grossir alors que d’autres produisent l’effet inverse vont trop souvent pousser le mangeur à surconsommer indifféremment les aliments interdits et les aliments autorisés.
En effet, le mangeur surconsomme les aliments autorisés parce qu’il pense qu’une fois son ventre plein il se protègera de ses envies d’aliments interdits.

Et celles ci ne disparaissent pas.

Le mangeur mange pour des raisons qui n’ont plus rien à voir avec la faim. Une idée vient prendre la place d’une sensation alimentaire : si je mange beaucoup d’aliments « autorisés » je n’aurai pas envie de manger des aliments « interdits ».
Via ce comportement de restriction cognitive,  le corps retient:  » si je consomme un aliment interdit, je dois en manger beaucoup car je n’y aurai plus droit par la suite ».

Le mangeur surconsomme tous ses aliments sans aucun rapport avec ses sensations alimentaires qui traduisent ses vrais besoins physiologiques. Ce qu’il mange, ce sont des idées : anticiper la pénurie, ne pas avoir faim, se protéger de ses envies. Tandis que les émotions qui les accompagnent seront dominées par la peur de manquer, la peur d’avoir faim, la peur de succomber à ses envies.

Rien d’étonnant à ce que le mangeur perde de vue  ses sensations alimentaires.

Par voie de conséquence : on confond la faim et l’envie !!!

Le mangeur peut aussi confondre la faim avec d’autres sensations physiques comme la douleur, la fatigue ou le manque de sommeil. Ce sont parfois des émotions comme la colère, la tristesse, la déception ou même la joie qui peuvent être prises pour de la faim. Dans cette situation, la personne ne mange pas pour se consoler, apaiser une tension ou obtenir un réconfort, elle est convaincue d’avoir faim. Elle éprouve, dit-elle, un besoin physique de manger. Les sensations deviennent floues et imprécises et le mangeur ne parvient plus à interpréter ce qu’il ressent.

Hier, je vous disais justement que j’avais constaté que j’avais perdu le contrôle mental de mon alimentation et que j’avais clairement repéré que les émotions avaient pris le dessus. Effectivement, tout était prétexte à ce que je m’accorde des plaisirs synonymes de douceurs et gourmandises sucrées.

J’avais mal, je mangeais.

J’étais en colère, je mangeais.

J’étais fatiguée, je mangeais.

J’étais stressée, je mangeais.

Je stoppe là les exemples car je suis sûre et certaine qu’ils vous parlent suffisamment.

Et, après avoir mangé, après avoir sustenter mon envie de manger (non pas la faim), je culpabilisais et je me disais que j’avais craqué, que j’étais faible.

Mon entourage ne cessait pas de me rassurer : “tu es parvenue à te défaire de 27 kilos donc tu y arriveras à nouveau, ne t’en fais pas” seulement, non, je n’y arrivais pas et je m’enfonçais ! Je ne prenais pas vraiment de poids mais je ne perdais pas non plus et je n’arrêtais pas de m’en vouloir, c’était un échec. Souvent, je me disais “c’est, bon, demain, j’arrête les bêtises” et, oui, j’étais motivée et pleine de bonnes volontés, mais, comme le dit le Dr Zermati, mes bonnes résolutions ne tenaient pas et je craquais car ma restriction cognitive était trop pesante, trop obsessionnelle.

Par contre, là où je suis fière de moi c’est que je n’ai pas baissé les bras malgré les nombreux échecs dont je fais mentions. Il aurait été facile que je lâche l’affaire en me disant qu’après tout … au point où j’en étais … je pouvais très bien m’abîmer dans cet engrenage au point de cesser de me battre contre ces kilos. Mais non. J’ai envie d’être bien dans mon corps et dans ma tête, j’ai envie d’avoir une relation plus saine avec l’alimentation et de vivre sereinement tout ça. En outre, j’ai envie de mener ce challenge et d’en être victorieuse pour recouvrer confiance en moi.

Maigrir sans régime, méthode du Dr Zermati # 2


La restriction cognitive modifie progressivement le comportement du mangeur en influençant la perception de ses sensations alimentaires jusqu’à les rendre complètement inutilisables et en le rendant définitivement dépendant de ses émotions.

En effet, il peut arriver que certaines personnes qui se restreignent grossissent en ne mangeant que des aliments supposés « non grossissants » alors qu’elles maigrissent dès lors qu’elles retrouvent un comportement naturellement contrôlé par leurs sensations alimentaires, incluant des consommations d’aliments supposés « grossissants ».

Quel est le comportement d’une personne qui se met au régime ?
1/ Dans un premier temps, le mangeur décide de ne plus s’en remettre à ses sensations alimentaires (faim, rassasiement, satiété) pour s’en remettre à un condensé de conseils pratiques censés permettre un amaigrissement durable.

Il est habituel de dire que pour maigrir, il faut :
– Première règle de « bon sens » : Prendre trois repas par jour et surtout ne pas en sauter.
– Deuxième règle de « bon sens » : Manger copieusement le matin et alléger le dîner.
– Troisième règle de « bon sens » : Manger équilibré et faire des repas équilibrés.
– Quatrième règle de « bon sens » : Manger copieusement certains aliments qui ne font pas grossir et éviter les aliments gras et sucrés qui, eux, font grossir.

Ainsi, ce sont les raisonnements qui guident le comportement alimentaire et non les sensations !
La prédominance des cognitions entraînera peu à peu une forme de désapprentissage des sensations, une désappréciation de ses besoins réels.

Quelle méthode adopte un mangeur qui se met au régime ?
1- Il essaie de manger moins, ses premières stratégies consistent à réduire l’ingéré calorique et peuvent aussi bien concerner les quantités de nourriture que le choix des aliments.
2- Il se remplit l’estomac d’aliments « autorisés » pour résister à ses envies d’aliments « interdits »
3- Il évite l’exposition aux aliments « interdits »
4- Il met en place des stratégies d’évitement social
5- Il met en place un système d’anticipation-compensation de l’écart

2/ Dans un second temps, le mangeur qui se met au régime perçoit ses sensations mais il ne peut pas s’empêcher de manger. … la suite au prochain épisode !!!

Plus je lis ce livre et plus je me reconnais dans le descriptif du mangeur en restriction cognitive. En effet, au fur et à mesure du temps, je me rends compte que je ne prends plus du tout en considération mes sensations alimentaires : je ne sais pas ce qu’est la satiété, je confonds faim et envie de manger, je ne reconnais pas le rassasiement (en tous les cas, tout ça était très flagrant avant ma première séance d’hypnose). J’ai noté cela en remplissant au quotidien le journal de bord de la Méthode chocolat de Ligne en Ligne. J’ai constaté avec beaucoup de déception que je commençais à perdre le contrôle mental que j’exerçais sur mon alimentation et que je me laissais submergée par les émotions. Je suivais à la lettre les consignes habituellement données quand une personne veut se défaire des kilos en trop et, pour autant, je restais en stagnation sans trop comprendre le pourquoi du comment. Bref, tout ça pour dire que ce livre permet tout de même d’y voir un peu plus clair !

Maigrir sans régime, méthode du Dr Zermati # 1


Depuis maintenant un bon petit bout de temps je voulais lire cet ouvrage !

Je me suis dit que ça pourrait vous intéresser alors je me propose de faire comme pour Les kilos émotionnels, comment éviter que nos émotions nous fassent manger de Stéphane Clerget. En effet, je me propose de vous faire de petits articles pour vous permettre de mieux comprendre en quoi consiste le point de vue de Zermati.

Le Docteur Jean Philippe Zermati est un nutritionniste qui souhaite faire comprendre que l’on peut maigrir sans se priver.

Effectivement, pour lui, il est important de lutter contre les régimes, quels qu’ils soient, pour recentrer l’individu sur ses propres sensations et ses systèmes de régulation pour atteindre un poids morphologique (poids qui n’est pas dicté par les clichés de la minceur). L’objectif est de faire la paix avec la nourriture et avec soi-même.

Le Dr Zermati commence tout bonnement par expliquer l’importance de se libérer de l’état de “restriction cognitive” qui fait que l’on se prive, que l’on s’interdit de manger.

Mais qu’est ce que la “restriction cognitive” ?

Le mangeur se caractérise par une “dissonance cognitive” : mauvaise conscience alimentaire se traduisant par une forme de vigilance constante sur sa manière de manger qui peut évoluer vers un contrôle mental du comportement alimentaire caractéristique de la restriction cognitive.


La “restriction cognitive” renvoie à l’intention de contrôler mentalement ses apports alimentaires dans le but de perdre du poids ou de ne pas en prendre.
Ce comportement peut altérer la relation naturelle du mangeur avec les aliments, la relation se trouve alors dominée par l’idée suivante : « Ce que je mange me sert à rester mince et en bonne santé. » 


2 écueils :

a/ Le mangeur ignore délibérément ses sensations alimentaires (la faim, les appétits spécifiques et la satiété) : c’est  un état d’inhibition des sensations alimentaires

b/ Le mangeur se met à manger de manière impulsive sans rapport avec les règles auxquelles il avait l’intention de se soumettre. Le comportement alimentaire passe alors sous le contrôle de processus émotionnels : on aboutit à des accès hyperphagiques, des séances de grignotage, des compulsions alimentaires ou des boulimies décrits comme des états de désinhibition

Il est habituel que ces deux états alternent entre eux avec une fréquence très variable. Ils peuvent se succéder au cours de la même journée. Ce sont les bonnes résolutions que l’on prend dès le petit matin et qui cèdent… sur le chemin du travail, à la pause de 10 heures, au déjeuner, sur le chemin du retour, juste avant le dîner ou pendant le dîner ou dans la soirée. En fait, on ne sait jamais vraiment à quel moment on craquera. On sait seulement que cela finira par arriver.

 

Pour aller un peu plus loin, j’ai trouvé quelques vidéos pour y voir plus clair à ce sujet (Pour informations, je ne fais pas la promotion de l’organisme qui propose le suivi diététique LineCoaching puisque je ne le connaîs pas, je rappelle que je suis le programme La Méthode Chocolat) :

 

 

 

D’autres vidéos à venir avec mes prochains articles !

A bientôt Sourire

Les kilos émotionnels # 4 – Comment éviter que nos émotions nous fassent manger


Une émotion est un phénomène bref qui se passe essentiellement dans le corps.

1/ La peur que l’on ressent face à un danger physique, affectif ou moral. Ce peut être un danger imaginaire (les phobies). On peut avoir peur pour soi ou, par empathie, pour autrui. Le manque d’assurance favorise les moments de peur car on ne sent pas apte à faire face à divers dangers. Une personne qui subit la peur peut manger pour apaiser son angoisse. La meilleure façon de se débarrasser de la peur est d’y faire face.

2/ La tristesse se déplace sur les aliments car l’aliment remplace l’affect. Quand on mange parce qu’on est triste, on laisse place à une réponse émotionnelle du corps qui exprime qu’il veut être enveloppé, emmitouflé, protégé … Il faut parfois savoir laisser couler les larmes. Avoir de la compassion pour soi évite de se consoler par les aliments. Le moyen de se départir de la tristesse est de la laisser s’exprimer.

3/ L’ennui est désoeuvrement, lassitude, manque d’intérêt. Quelqu’un qui s’ennuie et qui mange a l’impression de remplir une existence qui apparaît vide. C’est un moyen de s’occuper. Au lieu de cet écueil, il est plus judicieux de mettre le temps à profit pour ne rien faire de courant, pour faire des choses que l’on n’ose pas ou que l’on n’envisageait pas de faire ou, tout simplement, pour ne rien faire.

Pour vivre depuis mi-janvier une période de repos (douleurs +++ à cause de la sciatique hyperalgique et convalescence pour cicatriser suite à une opération), clairement, je subis l’ennui. Ce repos obligatoire m’a rendue moins mobile et cette stagnation physique sous-tend un bilan calorique favorable à la prise de poids. Malgré tout, je suis parvenue à limiter les dégâts. Effectivement, je souhaitais perdre les kilos qui me gâchent la vie depuis la grossesse mais je n’étais pas prête pour le faire au vu de la situation. Je crois bien qu’il faut que je prenne le temps et que j’apprenne à être beaucoup plus bienveillante vis à vis de moi.

4/ L’anxiété est une anticipation à un évènement réel ou imaginaire, elle favorise l’hyperphagie. Utiliser le raisonnement pour luter contre l’anxiété ou s’exposer à elle  sont un bon moyen de ne pas craquer et manger pour fuir l’émotion.

5/ La colère qui s’exprime sous la forme d’agacement, d’emportement, d’exaspération, d’impatience, d’indignation, d’irritabilité ou de fureur est une réaction violente agressive due à un profond mécontentement. Quand la colère est est retenue, elle devient néfaste pour les kilos. Il est alors conseillé de ne pas systématiquement étouffer sa colère mais plutôt de verbaliser en formulant ce que l’on ressent.

En faisant diverses lectures, j’ai compris à quel point il était important de crever l’abcès et, pour cela, on peut écrire sa colère (l’écrit donne un recul et une réflexion que n’autorise pas la communication orale). L’essentiel n’est pas que cet écrit parvienne à son destinataire mais plutôt de soulager. Ainsi, on peut brûler l’écrit pour se libérer.

En outre, l’art et le sport profitent de l’énergie de la colère car ils permettent de l’expulser sainement.

6/ La jalousie et l’envie renvoient à la douleur de voir autrui jouir de ce que nous désirons.  Ces deux émotions attisent la colère. Derrière le ressentiment, il peut être utile de voir ces émotions comme un facteur d’émulation pour soi puisque le bonheur de l’autre montre que l’on peut le retrouver.

7/ Les remords, émotion douloureuse causée par la conscience d’avoir mal agi, et les regrets. Il faut parvenir à apprendre à relativiser les fautes présentes et passées. N’hésitez pas à demander pardon.

8/ Le sentiment de vie est une impression physique et morale. Aussi, il faut développer son imaginaire par tous les moyens possibles pour s’alimenter autrement qu’avec des aliments.

9/ La joie associée à la satisfaction d’un besoin, d’un désir, d’une aspiration se traduit par la gaieté et la bonne humeur. Chez certains, manger est la principale source de joie et il n’est pas question de brimer le plaisir de manger mais, plutôt, de le cultiver en permettant sa satisfaction avec des aliments diététiques.

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